Fins de droits : une lente montée en charge
Un mois et demi après la mise en place du plan "Rebond pour l'emploi" à destination des demandeurs d'emploi arrivés en fin de droits en 2010, ce dernier n'a guère été suivi de faits. Pour rappel, ce plan d'un coût de 700 millions d'euros a pour objectif de proposer à ces demandeurs d'emploi un contrat aidé, une formation ou une allocation d'environ 460 euros pendant six mois (aide perçue par un millier de personnes au lieu de 70 000 initialement prévues). Trois types de problèmes ralentissent l'exécution de ce plan : l'adressage incomplet des courriers aux bénéficiaires potentiels par Pôle emploi ; les difficultés d'obtention d'attestations de demande de Revenu de solidarité active (RSA) auprès des Caisses d'allocations familiales (CAF) par les chômeurs éligibles et le manque de souplesse des plannings de formations.
DE COMARMOND Leïla. - LES ECHOS, 16/07/2010
La crise touche désormais des régions jusque-là épargnées
La carte des incidences de la crise sur l'hexagone en termes d'emploi est en train de changer. Les zones dont l'économie repose sur les transferts de revenus (notamment ceux issus du tourisme et des retraites générateurs d'activités de services), subissent à leur tour des pertes d'emplois, selon l'Observatoire de l'économie et des institutions locales (OEIL). Par ailleurs, un rapport encore provisoire réalisé par Laurent Davezies, chercheur et spécialiste du développement local pour le compte de l'Observatoire de la crise, met en lumière l'effet de la propagation progressive de la crise dans les 348 zones d'emploi de la France : pour les territoires dont l'économie dépend de la productions industrielle, baisse de 2,5 % des effectifs ; pour les territoires dont les revenus sont principalement issus des prestations sociales (grand quart nord-est), baisse de 2,1 %. Par contre, la région parisienne et les métropoles régionales ont progressé (+ 1,7 % pour Nantes par exemple), alors que l'emploi a décliné dans les villes de moindre importance (au Mans par exemple).
COSSARDEAUX Joël. - LES ECHOS, 15/07/2010
La Commission européenne entend instituer une procédure d'accueil "spécifique" pour les travailleurs saisonniers
À partir du constat où quelque 100 000 ressortissants de pays tiers sont employés chaque année légalement ou pas dans l'Union (dont près de la moitié dans le secteur agricole), le Conseil européen poursuit son plan d'action sur l'immigration légale. Après avoir adopté le 25 mai 2009 la création d'une "carte bleue" pour les travailleurs immigrés hautement qualifiés, il propose d'élargir le champ d'application de cette mesure à une carte unique de séjour et de travail pour tout saisonnier. L'obtention de cette carte serait soumise à la présentation par le demandeur d'un contrat de travail ou d'une promesse d'embauche. Elle serait par ailleurs limitée à une durée de six mois. Chaque état membre conserverait néanmoins la possibilité de contingenter le nombre de saisonniers accueillis sur son territoire et de déterminer les secteurs en attente d'une main-d'œuvre saisonnière non européenne. Pour être adoptée, cette proposition de directive doit être soumise au Parlement et au Conseil européens.
VAN EECKHOUT Laetitia. - LE MONDE, 14/07/2010
Licenciés économiques : les propositions de l'Igas
Dans un rapport remis aux partenaires sociaux, Philippe Dole, Inspecteur général des affaires sociales (Igas), critique la gestion de l'aide renforcée au reclassement des licenciés économiques. Il remet en question l'efficacité des deux dispositifs existants : le Contrat de transition professionnelle (CTP) - qui concernait 16 255 chômeurs fin mai 2010 - et la Convention de reclassement personnalisé (CRP) - ouverte aux licenciés économiques d'entreprises de moins de 1 000 salariés, soit 101 101 bénéficiaires à la même époque. Il remet en cause notamment l'insuffisante professionnalisation des équipes de Pôle Emploi dans la gestion de ces dispositifs sur le terrain. Il appelle à la fusion des deux dispositifs existants, le CTP et la CRP, dans un "contrat de continuité et de transition professionnelle" et à un élargissement de ce dispositif aux anciens CDD ou intérimaires.
DE COMARMOND Leïla. - LES ECHOS, 12/07/2010
La "facture austérité" affectera les classes moyennes et les plus démunis
Dans le cadre du plan de réduction du déficit public d'ici à 2010, la "facture austérité" devrait atteindre 14 milliards d'euros. François Baroin, ministre du Budget, prévoit différentes mesures : économies drastiques dans la gestion des effectifs fonctionnaires (suppression de 31 000 postes notamment), coupes dans les aides sociales (logement, emploi à domicile, emplois aidés, allocations handicapés) et réduction des niches fiscales. Le gouvernement veut ramener entre autre de 400 000 à 340 000 en 2011 les emplois aidés, en baissant notamment la part du salaire payé par l'État. Mathieu Plane, économiste à l'Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE) s'insurge en considérant que "diminuer les emplois aidés, c'est s'attaquer à un public jeune et peu qualifié".
LE COEUR Philippe. - LE MONDE, 11/07/2010
L'entreprise virtuelle mène à l'emploi réel
À l'exemple de Virtu'Ose 53 à Laval, les Entreprises d'entraînement pédagogique (EEP) préparent les demandeurs d'emploi du secteur tertiaire à retrouver les automatismes du monde du travail dans le but de décrocher un emploi. Ces derniers alternent un stage de trois mois au sein de la société fictive et un autre d'un mois dans une entreprise réelle, pour être opérationnels immédiatement après. Il s'agit plus d'une remise à niveau que d'une découverte d'un métier, dans la mesure où ces stagiaires ont déjà des compétences. La Région des Pays de la Loire compte huit EEP. À noter que 70 % des stagiaires de Virtu'Ose 53 retrouvent un emploi - CDD ou CDI - au bout de trois mois.
DUGUEN Rose-Marie. - OUEST FRANCE, 16/07/2010
Zone d'emploi : Choletais
Une convention de partenariat pour un plan d'insertion
La Communauté de communes Moine et Sèvre a signé, pour trois ans et demi, une convention de partenariat pour la mise en place du plan intercommunal d'insertion. Cette convention met en relation et fédère les moyens de différentes structures de caractère social de retour à l'emploi. La raison d'être de cette convention est de permettre à chaque bénéficiaire d'acquérir une meilleure autonomie sociale et professionnelle. Pour ce faire, un comité de pilotage est mis en place et différents soutiens financiers aux acteurs sont apportés.
OUEST FRANCE, 12/07/2010
