Emplois saisonniers : les jeunes concurrencés par leurs aînés
Conséquence de la crise : les jeunes en recherche d'emplois saisonniers se retrouvent en concurrence avec leurs aînés au chômage. Les entreprises et sociétés d'intérim tendent à leur prêter une oreille plus attentive du fait de leur expérience et de leur plus grand sérieux. Les secteurs qui ont recours aux emplois saisonniers sont principalement l'agriculture (800 000 saisonniers par an) et l'hôtellerie-restauration (400 000 emplois), mais aussi le thermalisme, la grande distribution, l'animation et le sport. Ce sont souvent des emplois précaires : contrat de travail à durée déterminée (CDD) sans indemnité de précarité, durées de travail non déterminées…
GUELAUD Claire. - LE MONDE, 07/07/2010
Le gouvernement français veut faire de la nature un gisement d'emplois
En France, les métiers liés à la protection de la biodiversité demandent à être structurés du fait du doublement attendu de ces emplois (actuellement 20 000) et de l'intérêt que suscite l'environnement. Dans cette optique, et à l'instigation de Valérie Létard, secrétaire d'État en charge des technologies vertes, une convention a été signée le 1er juillet 2010 avec l'Association nationale pour la formation professionnelle des adultes (Afpa) et l'Atelier technique des espaces naturels (Aten) pour faire émerger ces métiers. Ces organismes ont déjà répertorié une centaine de métiers relevant de la biodiversité et près du double sont encore à l'étude. Du côté des grandes entreprises dont leur activité porte atteinte à l'environnement, la loi les oblige déjà à intégrer un spécialiste biodiversité pour mesurer et limiter leurs dommages.
BARROUX Rémi. - LE MONDE, 06/07/2010
Les emplois dans les associations résistent mieux à la crise
Le secteur de l'économie sociale (associations, coopératives, fondations et mutuelles) est plus dynamique que le secteur privé en terme de création d'emplois : hausse de 1,5 % entre 2008 et 2009 contre une baisse de 2,2 % dans le privé. Depuis 2000, les effectifs de ce secteur ont progressé de 20 %, soit la création de 380 000 postes. Toutefois, cette progression est inégale : les associations qui représentent 77 % du nombre des salariés affichent la meilleure évolution car moins soumises aux aléas de la conjoncture, alors que les coopératives agissant dans des secteurs concurrentiels ont perdu 7 000 emplois en 2009. Reste à savoir si ce secteur de l'économie sociale résistera longtemps à la crise en cas de baisse des subventions publiques ?
BELLAN Marie. - LES ECHOS, 06/07/2010
Défaillances d'entreprises : les entreprises moyennes s'en sortent mieux que les petites
Au deuxième trimestre 2010, un recul de 5,2 % des défaillances d'entreprises (redressements ou liquidations judiciaires) apparaît dans un bilan d'Altares, spécialiste de l'information sur les entreprises. Le niveau de ces défaillances reste toutefois bien supérieur à celui d'avant-crise. Ce chiffre revêt néanmoins quelques disparités. Les entreprises de plus de 50 salariés tirent mieux leur épingle du jeu du fait d'un marché à l'export moins morose et d'une trésorerie moins tendue ; le recul des défaillances diffère également selon les secteurs d'activités : l'industrie manufacturière (– 24 %) et l'immobilier (- 23 %) sont en net recul notamment alors que les services à la personne (+ 15,8 %) et la restauration rapide (+ 37 %) souffrent. Les régions sont aussi inégalement atteintes. Selon Altares, on peut s'attendre pour l'ensemble de l'année à une stabilisation des défaillances avec toujours un plus grand repli de celles-ci en faveur des entreprises de plus de 50 salariés. SCHAEFFER Frédéric.
LES ECHOS, 06/07/2010
Un service pour conseiller les salariés
Dans un contexte où l'avenir professionnel est incertain et alors que, dans les Pays de la Loire, 170 000 salariés changent de métier par an, le Conseil régional, le Fongecif et la Commission paritaire interprofessionnelle régionale pour l'emploi (Copire), ont décidé d'expérimenter un service de conseil en évolution professionnelle. Destiné aux salariés, il est expérimenté dans le pays d'Ancenis où Laëtitia Paneels est en charge de son animation. Il leur permet, par une démarche volontaire, de bénéficier de prestations visant à établir un diagnostic de leur situation au regard du marché du travail, à élaborer un projet professionnel, à mettre en œuvre un plan d'actions...
OUEST FRANCE, 03/07/2010
Entreprises et salariés peinent encore à s'approprier le DIF
Six ans après sa mise en place, le Droit individuel à la formation (DIF) est un dispositif peu appliqué (concerne 7 % des salariés du privé) car considéré comme une contrainte, plutôt qu'une opportunité. Selon une étude réalisée par Demos, le DIF représente moins de 20 % du budget formation pour 74 % des entreprises. Plusieurs causes sont avancées : absence de promotion des entreprises auprès de leurs salariés, procédures lourdes, absentéisme des salariés… A cela s'ajoute une situation financière dégradée des Organismes paritaires collecteurs agréés (Opca). Les entreprises ne perçoivent plus que 30 % des frais engagés contre 50 à 60 % précédemment. Toutefois, quelques entreprises profitent de ce dispositif pour permettre à leurs salariés de bénéficier d'un bilan de compétences, d'une Validation des acquis de l'expérience (VAE) ou d'une formation à un nouveau métier. MONTAIGNE Caroline.
LES ECHOS, 07/07/2010 .
